Dodo à l’université mais journée à l'école de mon oncle où tout le monde vient me parler.
Ca commence par “pour quoi tu ne fais pas mannequin”. Cela fait plus d’une vingtaine de personne qui m'a déjà dit ça et je crois que c’est ce que je vais faire en rentrant, lol; après ça enchaine avec un électricien qui me demande de l’inviter en France, je lui repond que je n’ai pas de maison; puis le sommum : la secretaire qui me dit “I like your nose”, soit j’adore ton nez. Ha bon ben sympa je savais pas que ca se complimentait un nez, je lui repond donc que j’adore ses oreilles, lol.
Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Pastor (7 ans), le plus petit de mes cousins. Pour cadeau, on passe la journée à Labadi beach, une plage privee amenagée de multiples bars et stands de souvenirs, une plage servile où tout le monde se baigne dans un espace de 100m2. Les racoleurs sont au rdv pour attirer les nombreux francais et nombreux blancs présent dans les lieux.
Par contre ici tout est payant, entrée 2 euros par personne, puis conso, parking, spectacles, toilettes, ballades a cheval. Tout y est en contrepartie d’un payment haha!!
Enfin cap sur l’université a 45 min de la maison. Elle est située à Legon, le quartier bourgeois des Trafiquants de cocaine.
Au loin on apercoit comme un grand clocher perché au sommet d’une colline verdoyante, il s’agit du bâtiment administratif de l’universite. On est là dans un vrai campus a l’anglaise, comme une petite ville pouvant vivre en autarcie. On entre par un grand portail à 3 entrées suivi d'une grande avenue bordee d’arbres géants. Tout le long on découvre les differents logements mixtes ou unisexes des differents niveaux ainsi que les supermarches, cyber cafés, pressings, etc.
Les batiments sont de couleur saumon beige et tous uniforme, ce qui donne une certaine rigueur aux lieux. En continuant l’allee, on arrive au bas de la colline : le logement de Prince et Bernard se situe dans la zone VANDAL. Leur chambre doit faire 9m2 mais ca va - c’est pas trop le bordel et elle est bien amenagée.
Par contre seul hic, ce sont les wc-salles de bain. Baaaaa quelle horreur ! rien que dans le couloir, on sent l’odeur de l’urine alors je ne vous raconte pas à l’interieur. Il y a de tout, passons… nous irons nous laver à la maison.
Finallement l’universite est repoussée à demain, mais se soir c’est soirée reggea au Boomerang avec la copine ivoirienne de Bernard (elle parle donc francais, haa enfin).
Panne d’electricite toute la journée et toute la nuit mais en boîte, l’electricité marche et la fiesta est à son comble. Soirée très chaude et dodo vers 3h30
Les jours se passent tranquillement entre les cousins, les tours en villes, les bars et les parties de petits chevaux. Normalement, demain je vais à l’universite et la semaine prochaine a Ada
Journee pèpère. Visite de la famille, je découvre un oncle assez rigilo et plus grand que moi : 2 m mon dieu!
Le soir c’est parti pour aller danser au Joker’s.
Les lieux sont plutot jolis et modernes, cascades, jeux de lumiere, etc. 2 gd bars, 1 piste de danse et une dizaine de billards. La clientèle est un mélange entre jeunes blacks fashion, blancs et magnifique chabine se dehanchant sur la musique soul r’n’b. Les mm que dans les clips américains.
Tout va très bien jusqu’à ce que j’apprenne que c’est ce que je qualifierai chez nous d’un “bar a p…” Ha ben bravo, apparement ici c normal, un verre et la fille est a toi mais ca n'a pas d’intérêt, c’est trop facile et plutot malsain.
Encore un passage a Oxford street pour recuperer les visas et l’apres midi au plus grand cyber café de la ville (Busy internet) A l'heure du diner on arrive enfin a avoir une petite conversation avec mon oncle, Samy. On parle de plusieurs chose et en particulier de ce que je vais faire plus tard. Pour lui , il veut absolutely que je vienne m’installer en Afrique, pour travailler avec lui ou avec mes cousins, il insiste sur toutes les possibilities que je pourrais avoir ici. Pour lui l’Afrique est un continent ou kan tu as les facultes et le capital tu peux te faire rapidement de l’argent, A voir…
Arrivee a Accra, il est temps pour nous de faire les visas pour aller en Côte d’ivoire. Mais la question de savoir si on y va ou pas n’est tjs pas resolue. Je vous rappelle que le pays est en guerre et que le conflit est dirigé en particulier contre les etrangers de cote d’ivoire et les blancs. Avec un peu de frayeur on se decide kan mm a y aller, on ne peut pas etre la en Afrique dans un pays frontalier au leurs sans passer voir la famille. Rdv donc a l’ambassade de cote d’ivoire situe dans le quartier d’osu, a Oxford street. Vous connaissez surement Oxford street de Londres, bon ça n'a pas grand chose a voir mais c deja pas mal, une grande rue dans laquelle restaurants, boutiques de luxe, hotels et Supermarches se cotoient. Youpi c’est le premier super marche que je vois depuis mon arrivee en Afrique, je ne peux m’empecher de le visiter. Mdr, Idem pour le casino, c’est parti, on va jouer avec ma mere et mon pere . Seulement ici on joue par piece de 2 ct donc ca va on ne risque pas de perdre grand chose. Moi je me récupère mes pieces, Anne ne comprend trop comment ca marche et mon père perd tout. Le soir petite conversation avec mon pere pour lui expliquer que je ne suis pas cresus, que en france, l’argent ne tombe pas du ciel et que par consequent je ne suis pas la pour lui payer ses cartes telephoniques, ses bières et ses cigarettes.
Ha enfin un peu de mouvement, on part pour Keta, une ville côtière située a 40 km a vol d’oiseau mais 100km par la route.
Là-bas on espère y trouver des tisserands, d’autres formes de paysages et visiter de cette petite ville, elle aussi rognee au fur et a mesure par la mer.
Le long periple commence, au programme 2 changement donc 3 « trot trot » differents (nom que l’on donne au petit bus qui sont souvent en tres mauvais etat et bondé de monde, tous les uns sur les autres).
La premiere phase de 20 km jusqu'à Ada junction coute 0,70€ par personne et est plutot calme vu que l’on prend un taxi, la seconde est tjs a 70 cts mais cette fois ci on est entassés comme des sardines et mes jambes ont du mal a s’adapter. J'envisage donc les places avant. Pour le dernier trajet je ne peux pas vous dire car j’étais plongé dans mon livre.
Eh oui avec tout les moments perdus qu’il y a ici j’en profite pour lire un super livre de 700 pages, impossible a faire a Cannes !!! Il s’intitule le voyage de theo. En gros c l’histoire d’un gosse atteint d’une grave maladie et pour essayer de le sauver, sa tante lui fait faire le tour du monde a la rencontre des diverses civilisations et plus particulierement des diverses religions qui les animent et qui pourrait le « sauver » entre guillemet. Moi qui suis athée et qui n’ai eu aucune éducation sur les religions, j’apprend bcp sur ce que tellement de gens pratiquent et recherchent dans la foi. En gros, je le dévore ce livre…
L’arrivee a Keta est un peu brusque, on voit une ville sans veritable stucture, L’avancée de la mer ronge la ville. De plus elle est située entre la mer et la lagune ce qui fait que de nombreuses maisons, sont la, entourées d’eau et toujours habitées.
C’est le cas de cette maison qui est censée être celle d’un de mes oncles Cyril.
La carte au trésor commence
Une fois dans la maison, une vielle femme nous acceuille pretendant sans grande certitude qu’elle est la mère de Cyril (ici les familles sont tellement grandes que mon pere ne connaît meme pas la mere de son demi frere. Vous suivez). Moi, cette femme je l’aurais plutot prise pour une vielle folle qui n’avait plus toute sa tete mais mon pere decida de l’ecouter. D’apres cette vielle femme, son fils, après être rentré des Etats-Unis était parti s’installer a Atorkor, un autre village a quelques km de la.
A ce moment la, notre petite excursion dans la ville ne comptait plus, la seule chose que nous avions en tete etait de retrouver Cyril
On pris donc 2 trotro (bus a sardines) en direction de la dite ville, apres avoir traversé une dizaine de petit hameaux etroits le long de la mer, on se rendit compte que l’on avait rate le village. Haaaaaaa, alors on descend et on marche en rencontrant une maison assez space d’ailleurs perdue au milieu de nulle part. Ma foi.
Au village, on demande, « non, connais pas », « prrrrr » « vs etes sur que c ici ». De fil en aiguille un petit jeune nous amene chez le chef du village.
Alors la, l’arrivee digne d’un feu de camp sur koh-lanta, on entre dans la cour silencieuse du vieux chef, plusieurs femmes nous apportent des bancs pour nous asseoir, sans nous parler, puis au bout de qq secondes un petit bonhomme tout mince sort de sa hutte, s’installe calmement devant nous et nous accorde sa Bienvenue. On lui expose donc notre cas, il reflechit ; Non, lui non plus ne connaît pas. Alors la ke faire… Abandonner ? Non vu que tout le monde est curieux, le jeune homme, le vieux monsieur et nous mm nous mettons une fois de plus a la recherche, La maintenant on se croirait plus dans fort boyard en train de suivre le nain (passe partout). On va, on vient on revient, tu le connais, moi non, moi oui, va voir la maison a l’entree du village, non plutot celle a la sortie.
A bon la je croi kon ne le trouvera pas donc desole mais l’histoire s’arrete la on abandonne.
On rentre a la maison mais pas par le mm chemin, quelles galeres nous attendent encore ? Notre trajet : prendre le trotro jusqu'a l’embouchure puis prendre le bateau que l’on trouvera pour traverser le fleuve et regagner enfin le village d'Ada.
Mais…. Pas de bateau, il est parti il y a 5 minutes, il faut dc attendre demain.
Mais heuresement que mon pere est un personnage connu et apres qq heures et qq coup de fils qq vient enfinnous chercher.
Le bateau se transforme alors en veritable taxi (et oui ya pas que nous qui avons rate le bateau), on les prend dc avec nous comme ca, il nous payerons l’essence.
En ce moment pas grand-chose a raconter appart quelques couchers de soleil sur l’embouchure du fleuve Volta. Toujours pas de cyber café et les enfants sont partis on est dc tranquille.
Pour compenser mon manque d’histoire à vous raconter je vais vous parler de choses et d’autres.
Moi, un hollandais
Apres avoir découvert des origines juives dans ma famille, du cote de mon grand père maternel (Mr Maurice Meiker), voilà que j’apprend avoir des origines Hollandaises du côte de ma grand mère maternelle (Famille Vandapoll). Cela expliquerai en partie ma grandeur et mon adoration envers les pantalons de la marque hollandaise G-star.
Mon père, un « crazy man »
Un grand black, bientôt la cinquantaine et ayant la mm démarche que Jarjarbingx pour ce qui connaissent Star Wars.
Né le jour de l’indépendance du Ghana, ce qui lui a donne comme surnom, le nom de son pays « GHANA ». Tout le monde l’appelle bra. ghana, bra. étant le diminutif de brother.
A la base pécheur mais sans grande activité pour le moment, il est toujours « tired » mais toujours partant pour aller boire une bière, faire rire la foule ou charmer les filles,ce qui lui donne une forte présence dans la vie du village. Il se pose toujours des questions ce qui fait qu’il connaît pas mal de chose sur la vie, mais en dehors de ça, il y a qq parties de lui qui me laissent un peu distant et qui correspond sûrement à notre différence de culture et surtout leur rapport avec l’argent.
La nourriture
Houlala, alors ici on ne risque pas de mourir de faim, j’en ai mm mal au ventre. Des assiettes de 5kg préparées avec amour remplies de riz, d’ignames ou d’une espèce de pâte appelée Bankou, Kinke, ou Foufou accompagnés de diverses sauces toute aussi goûteuses les unes que les autres, sauf la sauce pimentée haaa haaa ça brûle…
A la tele, les enfants on entendu parler d’un complexe hôtelier de remise en forme assez réputéet pour leur faire plaisir toute la famille (les 5 gosses, ma tante, mon père, ma mère et moi) partons à la découverte de cet étrange lieu.
Pour y accéder, il faut prendre le ferry a 6h30 du matin ; le reveil est donc programme a 5h : debout, déjeuner, douche, et c parti.
L’état du bateau ! je vous raconte pas ! une énorme boite de conserve flottante.
3h de ferry à bouquiner avec le bruit assourdissant du moteur, en passant devant notre petite maison au bord du fleuve et dans différents villages ou les passagers chargent leurs marchandises : nattes, poissons, cochons, poissons…
On aperçoit au loin les toits verts du complexe « Holy Trinity Medical Centre »
Habituellement le bateau s’arrête a qq km de la, mais pour nous, il fait une exception et nous dépose au cœur mm de la propriété. Une arrivée VIP, bagagistes et réception viennent nous accueillir, WELCOME et tout ce qui en suit…
Mais ce qu’il ne savent pas c que l’on vient juste visiter et non pour dépenser nos dollars (car tous les prix sont en dollars) dans des soins corporels ou jacuzzi. De plus, on a notre "riz sauce" dans notre sac.
La honte…
Bon de toute façon on y est alors autant profiter de la visite en anglais bien sur.
Tout ça pour ça, voir un hôtel tout vert rassemblant a Disney Land, autant par la petite musique d’ambiance sortant des rochers que par la carriole tire par les chevaux et la fausse cascade.
Enfin bref nous voila maintenant a une cinquantaine de km de la maison avec notre repas du midi et pas n’importe quel repas : tout est prévu, les assiettes, le riz, la sauce, les boissons, les plats ; Mais ou manger tout ça !!! Facile, après un petit apero dans un autre hôtel, on s’installe dans la salle d’un café et on sort tout notre attirail. Et oui ça se fait ici, mm si jme vois mal a Cannes arriver avec ma gamelle dans un bar ou un resto, mais ici pas de problème.
Pour le retour, a 10 dans le taxi ça devrait le faire, et bien oui tjs pas de problème ça passe.
Il est 13h déjà de retour a la maison, que va-t-on bien pouvoir faire : Plage, ça me va, allé c parti pour la mer et de délicieuses noix de coco prises direct dans lle cocotier et coupées devant nous, hmm quel régal
Ha, enfin un vrai petit déjeuner que j’ai pu me confectionner moi-même car corned beef et pain brioche pas cuit tous les matins ça commençai à bien faire.
Vu l’arrivée des enfants le programme de la journée est piscine au Manet paradise resort (un hôtel de luxe) et zoo.
Apres avoir enfile leurs brassard chaque enfant on du payer 3,5€ chacun (c énorme) pour accéder au petit bassin.
Apres qq heures d’amusement départ pour le zoo communal…
Bonjour le zoo, on arrive dans une petite cour avec perdue au milieu de la brousse. Une vielle femme nous accueille, vla guide de choc et on accède a 3 cages comportant 2 caïmans, 3 serpents et 1 sorte de belette. Et voila c fini.
Pour me remonter le moral, un petit tour a la mer et go pour le dîner et un bon dodo
Et oui ici on se couche tôt, déjà le soleil se couche à 6h en plein été et la vie nocturne n’est pas très developpee.
Le lieu où on loge, est un petit coin de paradis le long de la lagune, borde de cocotiers et agrémente d’un petit port d’amarrage. On possède une maison de trois chambres, simple et charmante, habituellement louée par les blancs.
La mer ici est tout ce que j’aime, bonne température, de grosse vagues et personne qui se baigne car ils ne savent pas nager et parce que la mer est synonyme de mort car très dangereuse. De plus, elle est considérée comme ennemie car elle emporte tout.
La maison de mon père que j’avais connu en 1999, a entièrement disparu emportée par les vagues.
En fait depuis la construction du barrage sur le fleuve, les courants de la mer ont été perturbes et chaque année des dizaines de mètres de terrains et de maisons disparaissent sous les eaux.
Quand mon père était petit sa maison était a 2 km de la mer maintenant ces 2km de village sont sous la mer.
Quelle tragédie!!
Apres la baignade on est parti en bateau sur la lagune visiter les banc de sable, l’embouchure, les magnifiques plages de sable fin, la mangrove et les îles (dont crocodile island et rhum island)
A propos de rhum island, on y assiste à la fabrication du rhum de façon artisanale.
Presse de la canne a sucre
Le soir, c’est la fin du festival annuel dc fête sur la plage rassemblant quelques milliers de personnes et ressemblant a une rave sur son de musique electro-raggae. Assez originale et dansante.